CANÇÕES DE INTERVENÇÃO – A Internacional

 

É a canção de intervenção por antonomásia. O poema, criado em 1871, é da autoria de um operário anarquista Eugène Pottier, membro da Comuna, (1816-1887); em 1888, Pierre De Geyter (1848-1932), também anarquista, musicou o poema de Pottier. Embora de raiz anarquista, o hino tem sofrido manipulações ideológicas por parte de comunistas e de social-democratas, sendo difícil encontrar uma versão em que o vídeo não seja de propaganda a um qualquer partido. A Internacional não é de nenhum movimento, de nenhuma tendência, de nenhum partido – é de todos os que querem fazer a Revolução Socialista. Há uma versão portuguesa, muito bem interpretada, mas os vídeos, de acordo com os partidos que os carregam na rede, além de alterações à letra original, estão cheios de imagens referentes a esses movimentos. Por isso escolhemos a versão em francês, pois foi nesse idioma que o hino foi criado. As imagens são pacíficas, aceitáveis por todos. Mostram vários ícones culturais, artísticos, políticos, contemporâneos da Comuna de Paris.

C’est la lutte finale :
Groupons-nous, et demain,
L’Internationale
Sera le genre humain

Debout ! les damnés de la terre !
Debout ! les forçats de la faim !
La raison tonne en son cratère :
C’est l’éruption de la fin.
Du passé faisons table rase,
Foule esclave, debout ! debout !
Le monde va changer de base :
Nous ne sommes rien, soyons tout !

Il n’est pas de sauveurs suprêmes :
Ni Dieu, ni César, ni tribun,
Producteurs, sauvons-nous nous-mêmes !
Décrétons le salut commun !

Pour que le voleur rende gorge,
Pour tirer l’esprit du cachot,
Soufflons nous-mêmes notre forge,
Battons le fer quand il est chaud !

L’État comprime et la loi triche ;
L’Impôt saigne le malheureux ;
Nul devoir ne s’impose au riche ;
Le droit du pauvre est un mot creux.
C’est assez languir en tutelle,
L’Égalité veut d’autres lois ;
« Pas de droits sans devoirs, dit-elle
« Égaux, pas de devoirs sans droits ! »

Hideux dans leur apothéose,
Les rois de la mine et du rail
Ont-ils jamais fait autre chose
Que dévaliser le travail ?
Dans les coffres-forts de la bande
Ce qu’il a créé s’est fondu
En décrétant qu’on le lui rende
Le peuple ne veut que son dû.

Les Rois nous soûlaient de fumées,
Paix entre nous, guerre aux tyrans !
Appliquons la grève aux armées,
Crosse en l’air, et rompons les rangs !
S’ils s’obstinent, ces cannibales,
À faire de nous des héros,
Ils sauront bientôt que nos balles
Sont pour nos propres généraux.

Ouvriers, paysans, nous sommes
Le grand parti des travailleurs ;
La terre n’appartient qu’aux hommes,
L’oisif ira loger ailleurs.
Combien de nos chairs se repaissent !
Mais, si les corbeaux, les vautours,
Un de ces matins, disparaissent,
Le soleil brillera toujours !

C’est la lutte finale :
Groupons-nous, et demain,
L’Internationale
Sera le genre humain

 

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=EpgrO-tieGM

 

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