LIÇÕES DE ETNOPSICOLOGIA DA INFÂNCIA – 40 -, por Raúl Iturra

(Continuação) 

 

As formas Melanésia são de uma outra estrutura. É preciso entender a diferença de idades para ver as possibilidades das crianças Massim e a sua vida sexual que é conforme a idade e a proximidade clânica e os comportamentos culturais Kiriwina. Malinowski elabora um quadro, antes de falar de comportamentos dinâmicos e proibições[5].

 

 

Désignation des âges

1. Waywaga (fœtus; enfant jusqu’à l’âge où il commence à se traîner; garçon ou fille).

2. Pwapwawa (enfant, jusqu’à l’âge où il commence à marcher; garçon ou fille).

3. Gwadi (enfant, jusqu’à la puberté; garçon ou fille).

1e Phase: Gwadi : mot géné­rique servant à désigner les phases 1-4 : signifie enfant, de sexe masculin ou féminin, pendant toute la période qui s’étend de la naissance à la puberté.

4. Monagwadi (enfant mâle).

4. Inagwadi (enfant de sexe féminin).

     

5. To’ulatile (jeune homme, de la puberté au mariage).

5. Nakapugula ou Nakubukwabuya (jeune fille, de la puberté au ma­riage).

2e Phase : Désignations génériques : Ta’u-homme, Vivila-femme.

6. Tobulobowa’u (homme mûr).

6. Nabubowa’u (femme mûre)

6a. Tovavaygile (homme marié).

6. Navavaygile (femme mariée).

     

7. Tomwaya (vieillard).

7. Numwaya (vieille femme).

3e Phase : Vieillesse.

7a. Toboma (vieil­lard honoré).

 

 

É possível perceber a diferença entre as pessoas, para entender a vida livre da infância, em relação à sua libido parental, amiga, fraterna e, eventualmente, erótica, que Malinowski descreve na página 48 da 2ª parte do texto e que, antes de debater, vou citar:

 

« Les enfants jouissent aux îles Trobriand d’une liberté et d’une indépendance considé­ra­bles. Ils sont émancipés de bonne heure de la tutelle des parents qui n’est jamais bien stricte. Quelques-uns obéissent à leurs parents de bon cœur, mais cela dépend uniquement du tempérament personnel aussi bien des parents que des enfants: il n’existe ni notion de dis­ci­pline régulière ni système de coercition domestique. Il m’est souvent arrivé, lorsque j’assistais à un incident de famille ou à une querelle entre parent et enfant, d’entendre le premier dire au second de faire ceci ou cela: c’était toujours une prière plutôt qu’un ordre, bien que cette prière fût parfois accompagnée d’une menace de violence. Le plus souvent, lorsque les parents flattent ou grondent leurs enfants en leur demandant quelque chose, ils s’adressent à eux comme à des égaux. Ici on n’adresse jamais à un enfant un simple ordre impliquant l’attente d’une obéissance naturelle.


Il arrive parfois que les parents se mettent en colère contre leurs enfants et vont même jusqu’à les frapper; mais j’ai vu tout aussi souvent des enfants se précipiter furieusement sur le père ou la mère et les frapper à leur tour. Cette attaque sera reçue avec un sourire indulgent, ou bien le coup sera rendu avec colère; mais l’idée d’une rétribution définie ou d’une punition coercitive n’est pas seulement étrangère à l’indigène: elle lui répugne. Lorsque je croyais devoir suggérer, après un flagrant méfait commis par un enfant, que ce serait une bon­­ne leçon pour l’avenir que de le corriger ou de le punir d’une façon quelconque, en dehors de tout emportement, mon conseil apparaissait à mes amis immoraux et contre nature et était repoussé non sans un certain ressentiment.


Un des effets de cette liberté consiste dans la formation de petites communautés d’enfants, groupes indépendants qui englobent naturellement tous les enfants dès l’âge de quatre ou cinq ans et dans lesquels ils restent jusqu’à la puberté. N’écoutant que leur bon plaisir, ils peuvent tantôt rester avec leurs parents toute la journée, tantôt s’en aller rejoindre pour un temps plus ou moins long leurs camarades de jeux dans leur petite république. Et cette communauté dans la communauté n’agit que conformément aux décisions de ses membres et se trouve souvent dans une attitude d’opposition collective aux aînés. Lorsque les enfants ont décidé de faire telle ou telle chose, de s’en aller, par exemple, en expédition pour toute la journée, les plus âgés et même leur chef (j’ai souvent eu l’occasion de le constater) sont impuissants à les en empêcher. J’ai été à même, voire obligé, au cours de mes travaux ethnographiques, de me renseigner directement auprès des enfants sur eux-mêmes et sur leurs affaires: tous s’accordaient à m’affirmer leur indépendance spirituelle dans les jeux et autres activités enfantines et beaucoup d’entre eux ont même été capables de m’instruire en me donnant des explications sur la signification souvent compliquée de leurs jeux et entreprises.

 

(Continua)

 

 

[5] Malinowski, texto citado, nota 36, Volume 1.

 

 

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